Embarquer sur une navette à la sortie du métro Vieux-Port, direction les îles du Frioul est un privilège vraiment cool, surtout hors-saison. Profitant de l’été indien (... un 29 octobre !), nous laissons derrière nous l’effervescence du marché aux poissons, le cœur léger en approche du port Frioul, sa capitainerie, son village, son immeuble, ses commerces.
Nous empruntons la digue Berry direction Pomègues pour un premier monument historique le Fort, dont l’ascension matinale nous émerveille. Pas ou peu de monde sur le sentier pédestre, nous trouvons des explications sur l’ancien port de quarantaine puis cheminons jusqu’à la ferme aquacole où barbotent des millions de poissons. Sous le ravissement d’une mer calme, dérangés seulement par le cri des volatiles, le Sémaphore puis la Batterie de Cavaux mettent un terme à notre tronçon aller, nous prenons l’autre chemin de bord de mer (calanque de la Crine, pointe de Roucas Trouca, Baie du Grand Soufre) dit itinéraire pédagogique.
La courte ascension pour la Tour de Pomègues est nécessaire sinon obligatoire, la vue sur le port et surtout la (semble-t-il) lointaine ND-de-la-Garde tellement ravissante. On a du mal à imaginer que cet archipel du Frioul (Ratonneau, Pomègues, If et Tiboulen) fait partie de l’un des 111 quartiers de Marseille.
Avant de partir déguster une bonne pizza, nous jetons un œil à la déserte plagette du Grand Soufre, puis tombons par hasard sur une messe donnée "en plein air" depuis cette chapelle aux belles colonnes dominant le port. D’une longueur approximative de 2.5km également, Ratonneau apparait moins sauvage avec le Fort de Brégantin (privé), Fort de Ratonneau (au centre), la batterie du cap de Croix ou le bien connu Hôpital Caroline qui accueillait à l’époque tant de voyageurs en quarantaine…
Une traversée rapide de la plage de Saint-Estève et nous voilà déjà rendu tout au bout de l’île, le ciel se dégage afin que nous appréciions à sa juste mesure le panorama, depuis le voilier ayant jeté l’ancre, au château d’If si proche et si loin à la fois, comme ces buildings hissés vers le ciel éminemment bleu azur du futur Marseille...
Quelle formidable journée !
Éric